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Podcast: Revue de presse internationale
Episode:

À la Une de la presse internationale: «De Bethléem à Gaza, un Noël assombri par une dure réalité»

Category: News & Politics
Duration: 00:03:15
Publish Date: 2025-12-24 10:56:44
Description:

« De Bethléem à Gaza, un Noël assombri par une dure réalité », titre le quotidien israélien Haaretz, de centre gauche et favorable à l'existence d'un État palestinien. Dans un long reportage, les témoignages sont multiples. On y fait la connaissance d'Ali. « Issu d'une famille musulmane, il raconte que Noël a toujours fait partie intégrante de la vie (...). Enfant, c'était avant tout un moment de partage. On ne pensait pas autant à la politique à l'époque », partage-t-il.

« Dans le café de Ramallah où il travaille, la fréquentation reste faible, malgré la fin de la guerre », peut-on lire. « La tension et la peur sont toujours présentes. C'est comme si la guerre était finie aux informations, mais pas pour nous », explique Ali. Il précise alors : « On célèbre Noël parce qu'on ne veut pas donner raison [au gouvernement israélien] – si on arrête de fêter Noël, que nous restera-t-il ? »

Un Noël timide en ce cessez-le-feu

De son côté, le Jérusalem Post, qui défend une ligne proche de la droite conservatrice, commente un sondage : « Un juif israélien sur quatre célèbre ou envisage de célébrer Noël... ».  Le journal estime que « les retours de Noël à Nazareth ont attiré les visiteurs vers les marchés et les défilés » et que « l’éclairage des arbres de Bethléem [qui] a repris après deux saisons tamisées » signale « un rebond régional plus large ».

Moins d'enthousiasme dans Hareetz : « Noël à Nazareth ? Annulé », « Jérusalem joyeuse et sainte ? Pas tout à fait. » « Cette année, les célébrations de Noël à Jérusalem se déroulent dans un contexte que les responsables palestiniens décrivent comme une réalité de plus en plus suffocante de restrictions, de fermetures et de pressions politiques », peut-on lire. Quant à Gaza : « Noël s'est déroulé dans le calme à l'intérieur de l'église de la Sainte-Famille, unique église catholique de la bande de Gaza, où la foi persiste malgré la destruction généralisée. »

« Le cessez-le-feu décrété par Trump à Gaza n'est qu'une mise en scène masquant la volonté d'Israël de prolonger la guerre », peut-on également lire dans les colonnes opinion du journal Haaretz. « Les médias israéliens présentent de plus en plus une rupture croissante entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre, Benjamin Netanyahu au sujet des conséquences de la crise à Gaza. » Sauf que « « le désaccord ne porte pas sur l'avenir de Gaza, mais sur la rapidité et la visibilité avec lesquelles les objectifs d'Israël devraient être consolidés », commente le journal.

Des rennes finlandais victimes de la guerre en Ukraine ?

Et, en cette veille de Noël, la presse parle aussi des rennes. Pas ceux du père Noël, mais de la Finlande, qui seraient des victimes collatérales de la guerre en Ukraine. Courrier International analyse la publication d'un reportage de la chaîne américaine CNN qui pose cette question : « Les loups de Russie seraient-ils responsables ? »

Les données de l'Institut finlandais des ressources naturelles confirment une augmentation spectaculaire de la population de loups en Finlande ces dernières années. « L'Association des éleveurs de rennes de Finlande (...) indique qu'environ 1 950 rennes ont été tués par des loups rien que cette année, soit une augmentation de près de 70% par rapport à l'année dernière. » L'hypothèse avancée « est que les rennes finlandais sont tués en grand nombre par des loups russes franchissant la frontière de plus de 1 300 kilomètres qui sépare les deux pays ». Et la théorie la plus répandue parmi les scientifiques finlandais et les éleveurs, c'est « le recrutement massif et la mobilisation partielle d'hommes valides – y compris des chasseurs – [côté russe] pour l'effort de guerre en Ukraine ». De quoi faire écho à une « hostilité généralisée envers la Russie chez les Finlandais, qui se préparent à une éventuelle guerre avec leur voisin depuis plusieurs dizaines d’années », rappelle Courrier International.

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