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Description:
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Les violents incendies de la semaine dernière au nord-est d’Athènes ont fait au moins 88 morts. Une véritable tragédie, particulièrement à Mati, une station balnéaire surtout fréquentée par des retraités et quelques touristes étrangers. En plus des pertes humaines, le coût sera aussi financier. Alors que la saison touristique s’annonçait très bonne, beaucoup de choses sont à reconstruire.
Avec ses jolies criques bordées de grands grands pins, la station balnéaire de Mati avait tout pour attirer les vacanciers comme Bouaje venu de Pologne avec sa femme et leurs deux enfants. Malgré la nuit de l’incendie particulièrement traumatisante, il compte bien revenir :
« C’est endroit magnifique, avec des gens magnifiques. J’espère que je pourrai revenir l’année prochaine, j’espère quelques mois. Peut-être à cause des émotions partagées, c’est comme une famille maintenant. Mais ce que je veux dire c’est venez, c’est un endroit magnifique. »
Alors que les canadairs continuent de tourner au-dessus de la région, certains ont décidé de se retrousser les manches, comme dans la pizzeria de Lazaros Dimopoulos, miraculeusement épargné :
« On a mis des générateurs, car on n’avait pas d’électricité. L’eau est revenue. Là, on travaille au ralenti en servant un peu de nourriture. On ne prend pas d’argent, mais on aide les gens qui ont eu des dégâts importants. »
Il raconte qu’avant l’incendie, la saison était très bonne :
« Là, ça s’est arrêté, mais je pense qu’après quelque temps, cela va recommencer. Ça sera difficile, ça ne sera pas facile. Au moins nous sommes en bonne santé et nous allons bien. Nous avons perdu beaucoup d’amis, de clients. »
Les hôtels du bord de mer, eux, s’en sont bien sortis. Maria travaille au Cabo verde depuis dix ans. Cette responsable des réservations explique que depuis un mois et demi, ils étaient pleins. Ils avaient même fait des investissements. Désormais, l’hôtel s’est vidé et les annulations se succèdent. Elle tente de rester positive :
« Je pense que dans un premier temps ça sera un peu difficile, mais les choses vont rentrer dans l’ordre. Cette zone n’aura plus sa verdure, mais elle aura toujours ses infrastructures, avec ses hôtels. Elle ne sera pas plaisante comme avant, mais avec le temps, on peut tout réparer. La seule chose qui ne se répare pas, ce sont les gens qui ont disparu. Tout le reste, ça se répare. »
Si les hôtels de bord de mer ont bien résisté, un peu plus haut, le village offre une autre image. Dans cette station balnéaire composée surtout de maisons de vacances, un tiers seraient désormais inhabitables selon les premières évaluations du ministère des Infrastructures, publiées dans la presse grecque. |