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Alors que la COP29 se poursuit à Bakou, en Azerbaïdjan, le changement climatique menace la survie des coraux. Dans les eaux du golfe d’Aqaba, au sud de la Jordanie, des efforts considérables sont déployés pour protéger ces écosystèmes fragiles. Ainsi, autorités jordaniennes et scientifiques s’unissent pour aider les coraux à résister aux défis environnementaux, tout en préservant la biodiversité marine essentielle à notre planète. De notre correspondant en Jordanie, La vie marine n’a pas échappé aux impacts du changement climatique. Alors que les colonies de corail marin font face à un risque d’extinction en raison des changements climatiques et de l’augmentation des températures de la planète, le corail dans les eaux du golfe d’Aqaba, au sud de la Jordanie, résiste à ces changements environnementaux rapides, grâce à l’aide des autorités gouvernementales spécialisées dans le secteur environnemental. « Le rôle du gouvernement était d’établir la réserve pour atteindre un équilibre entre les besoins humains et les besoins environnementaux, explique Nasser Al-Zawaidah, directeur de la réserve marine d’Aqaba. Nous avons donc mis en place un plan de zonage afin de créer des zones d’accès interdit, sauf sur demande spéciale, comme pour les bateaux ou les plongeurs. » À lire aussi Journée des océans : les coraux n’ont pas dit leur dernier mot La culture du corailLes autorités jordaniennes aident le corail à survivre et à se reproduire par le biais de campagnes de nettoyage des déchets laissés par les touristes et les navires, ainsi que par la création de colonies de corail en les cultivant dans diverses zones du golfe, avec l’aide d’un groupe de plongeurs spécialisés, dont Ahmed Najadat. « Nous faisons de la culture de corail. Nous retirons le corail qui est accroché aux déchets, le préparons et transférons les petites boutures, que nous plaçons dans des zones spécifiques sous l’eau pour leur croissance, relate le plongeur. Après deux ou trois ans, elles grandissent, puis nous les transférons dans leur habitat naturel. » En parallèle, Qusay Yanis, directeur des principaux laboratoires scientifiques d’Aqaba, confirme que des études et des tests sont menés sur le corail, tout au long de l’année. L’objectif est de s’assurer de sa capacité à survivre dans des conditions environnementales et humaines difficiles, et de comprendre les causes de sa mortalité. « Les tests en laboratoire nous montrent les bactéries et les champignons qui peuvent provoquer la mortalité du corail, en raison de l’arrivée d’organismes marins par les navires commerciaux et touristiques, qui se trouvent généralement près des colonies de corail », précise-t-il. Les tests en laboratoire permettent d’identifier les bactéries et les champignons qui menacent la santé du corail. Ces agents pathogènes arrivent souvent via les navires commerciaux et les bateaux de croisière, qui circulent fréquemment dans cette région. À écouter Blanchissement massif des coraux : « On atteint une intensité jamais égalée » |