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Description:
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En France, le taux de chômage des réfugiés est quatre fois plus élevé que dans le reste de la population. Barrière de la langue, absence de réseau, trous dans le CV... Les obstacles sont nombreux. Pourtant, le statut des réfugiés leur permet de travailler en France. Alors, à Paris, le salon de l'emploi pour les réfugiés sert de porte d'entrée vers le marché du travail. Un long ruban de dizaines et de dizaines de réfugiés s'étire le long de la chambre de commerce et d'industrie, en plein cœur de Paris, place de la Bourse. C'est ici que se tient la troisième édition du Salon de l'emploi pour les réfugiés. À l'intérieur, l'ambiance est à la fois électrique et pleine d'espoir. Des centaines de personnes se pressent dans une salle exiguë, où l'on entend des phrases comme « Vous pouvez passer l'entretien », lancées par les recruteurs. Pour ces candidats, trouver un emploi en France représente une étape cruciale dans la reconstruction de leur vie après un parcours de migration souvent difficile. Britney, venue d'Haïti, serre contre elle le document indispensable aujourd'hui : son CV. « Est-ce que vous pouvez me parler de votre CV ? », lui demande un employeur. Autour d'eux, une vingtaine de stands ont été installés par des entreprises variées : McDonald's, Amazon, des agences d'intérim ou encore des enseignes de mode. Les secteurs représentés sont ceux qui connaissent des tensions de recrutement. Parmi eux, celui de la petite enfance attire particulièrement l'attention. Derrière un bureau encombré de CV, une recruteuse d'une agence de babysitting explique pourquoi la diversité des profils l'intéresse : « Afghans, Chinois, Soudanais ou Angolais... Nos clients sont internationaux, et cette mixité est un atout. » Justement, Tiga, une jeune Bangladaise aux lunettes carrées, vient de s'asseoir face à elle. À moins de 30 ans, elle a déjà une idée précise de son avenir : « Je veux commencer une carrière de fleuriste. J'ai besoin d'une formation, mais avant ça, je veux apprendre à parler le français couramment. En attendant, je cherche un travail avec des enfants ou des personnes âgées. » Comme beaucoup de participants, Tiga fait partie de cette jeunesse étrangère confrontée à un taux de chômage particulièrement élevé en France. Chez les moins de 24 ans, il frôle les 20%, et il est encore plus marqué parmi les jeunes issus de l'immigration. Clara Papilleau, qui accompagne ces jeunes en Île-de-France, le confirme : « 18% des jeunes que nous suivons sont étrangers, et les obstacles qu'ils rencontrent sont nombreux. » Parmi eux, Emmanuel, 23 ans, arrivé d'Albanie. Vêtu d'un sweat gris, il s'installe devant un recruteur après avoir postulé à plusieurs offres, notamment dans la vente. Cette année, le salon bat des records de fréquentation. Plus de 700 personnes sont venues passer des entretiens avec les employeurs. Selon les organisateurs, environ 10% des participants avaient trouvé un emploi grâce à cette manifestation lors de l'édition précédente. Un chiffre qui montre l'importance de ces initiatives pour faciliter l'insertion professionnelle des réfugiés. À lire aussiImmigration: un projet de règlement soumis au Parlement européen inquiète les associations |