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Alors que la Basketball Africa League, créée par la toute-puissante NBA, entame au mois de mars sa troisième saison, ses dirigeants ont organisé dimanche 15 et lundi 16 janvier un stage de détection pour recruter de nouveaux joueurs, à Noisy-le-Grand, en région parisienne.
Pierre Vandriessche a 22 ans. Il est français, mais sa mère vient du Rwanda, un pays dont il a porté déjà le maillot en compétition. Mais aujourd'hui, il doit convaincre des clubs au milieu de concurrents très déterminés. « L'intensité est assez élevée, ça court beaucoup, constate-t-il. Voir 30 pros qui viennent des meilleures ligues du monde, franchement, je ne m'attendais pas à un niveau aussi élevé. »
Déjà participant à la deuxième saison de la Basketball Africa League (BAL) l'an dernier, le basketteur espère qu'un club lui fera de nouveau confiance. Mais un nouveau contrat ne lui est pas garanti. « Ça se joue sur des détails parce qu'on sait tous jouer au basket, on a tous des qualités. Je pense que c'est aussi en fonction des recherches de chaque club », avance-t-il.
Le programme est chargé pour ce stage baptisé « Combine ». Sur deux jours, les 30 prétendants passent des tests physiques, mais ils disputent aussi des matches, devant des présidents de clubs qui ont répondu à l'invitation de cette fameuse BAL, une Ligue qui, à l'orée de sa troisième saison, commence à s'installer sur le continent. « L'idée, c'est de rassembler des joueurs qui sont venus pour la plupart des États-Unis et aussi des joueurs de la diaspora africaine, ici, basés en France, explique Amadou Fall, président de la Basketball Africa League. Douze équipes de la BAL sont venues pour évaluer ses joueurs. »
Paris, un choix évident
Tout l'écosystème du basket africain s'est donc rejoint à Paris. La capitale française, un choix évident. « À Paris, parce que nous nous rapprochons de la diaspora africaine. Et aussi parce que la NBA organise un match de saison régulière », poursuit Amadou Fall. Allusion à la rencontre qui opposera ce jeudi les Détroit Pistons aux Chicago Bulls, à l'Accor Arena de Paris.
Ce match de NBA délocalisé facilite les échanges et les collaborations entre dirigeants américains et africains. « Paris est une opportunité parce que c'est un peu le centre de l'Europe pour les joueurs africains, pour la plupart, et surtout, il y a toute l'expertise américaine qui est là, s'enthousiasme le secrétaire général de la Fiba Afrique, Alphonse Bilé. Et ça nous permet d'organiser vraiment cette campagne de manière intéressante. »
Et tout le monde semble trouver son compte lors de ce stage de détection. « Il y a de la qualité, c'est sûr ! Il y a un ou deux qui tapent dans l'œil », remarque Touré Boubakari, président de l'ABC d'Abidjan, une des douze équipes de la BAL. Quant à Pierre Vandriessche, il espère bien que ses deux jours lui permettront de retrouver les parquets africains, qui séduisent de plus en plus. « Les joueurs africains, ils ne sont plus à aller jouer en Europe. Ça donne vraiment un objectif dans leur continent et franchement, je trouve ça vraiment incroyable. »
Pour lui, rendez-vous peut-être à Dakar ou au Caire, où les équipes de la BAL se retrouveront à partir du mois de mars pour débuter la troisième saison de cette compétition ambitieuse. |