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Podcast: Echos de campagne
Episode:

La présidentielle 2017, entre affaires et tiraillements

Category: News & Politics
Duration: 00:03:25
Publish Date: 2017-03-17 01:19:00
Description: Il reste moins de 40 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle française. La campagne reste marquée par les affaires judiciaires et la difficulté pour chaque camp à se rassembler. C'était l'événement le plus attendu ou redouté de la semaine, selon les points de vue. Il était prévu pour mercredi et il est arrivé avec 24 heures d'avance. Après plusieurs semaines de révélations, dont les dernières sur ses costumes de prix offerts par un ami généreux et les remboursement reçus de ses enfants, François Fillon a été discrètement mis examen dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants pour détournement de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux. Il reste le candidat de la droite et du centre malgré son engagement à ne pas se présenter en cas de mise en examen. Quelques heures après cette mise en examen, Marine Le Pen explique sur RFI qu’il y a « manifestement enrichissement personnel dans cette affaire ». « Les révélations démontrent que François Fillon est un homme d’argent qui a mis à contribution, peut-être sa femme, peut-être ses enfants pour enrichir son foyer. C’est très éloigné de l’image qu’il voulait donner. Les Français jugeront », ajoute la candidate frontiste. Fillon, le « combattant balafré » Cette mise en examen étant désormais effective, il n'y a plus d'épisode judiciaire à attendre pour François Fillon d'ici au premier tour. Dès mercredi, il est reparti sur le terrain et à Pertuis, dans le Vaucluse, c'est tout juste s'il n'a pas présenté ses tourments comme un avantage pour sa candidature. « Je suis comme ces combattants balafrés qui n’ont pas appris la vie dans les livres », lance l'ex-Premier ministre. « On ne devient pas président sans avoir été attaqué, injurié, écorché par ses adversaires. Je ne baisse pas la tête devant les balles de mes adversaires », promet François Fillon, candidat de la droite et du centre droit veut désormais entamer une nouvelle campagne, comme il a tenté de le faire à plusieurs reprises depuis les premières révélations du Canard enchaîné le 24 février. Hamon et Valls, irréconciliables Pendant ce temps, à gauche, il y a toujours des tiraillements au Parti socialiste. Alors que Benoît Hamon rentre d'un déplacement de campagne aux Antilles, mardi, il apprend en lisant Paris Match que Manuel Valls, qu'il avait battu à la primaire, ne parrainerait pas sa candidature. Le candidat socialiste n'en a pas besoin, car il a largement ses 500 parrainages nécessaires pour se présenter. Mais Benoît Hamon voit dans ce geste une rupture des engagements signés par tous les candidats à la primaire de gauche. Et il va le dire le soir même au journal télévisé de TF1 : « Je ne me sens pas trahi, mais sans doute les électeurs de la primaire se sentent-ils trahis. En démocratie, le respect de la parole donnée, c’est important. En démocratie, le respect de l’issue du scrutin, c’est important. Sinon, comment lutter efficacement contre celles et ceux qui mettent en cause la démocratie ? » Le Drian attendu Dans le même temps, des informations de presse font carrément état d'un ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron. Même si l'information est rapidement démentie par l'entourage de l'ancien Premier ministre, le candidat d'En marche !, qui tient à son positionnement ni droite ni gauche, met les choses au point : « Je n’ai pas fondé une maison d’hôtes. Et donc ce que je fais, c’est pour renouveler la vie politique, ses usages dont on voit toutes les turpitudes en ce moment, et ses visages. Manuel Valls fera ce que bon lui semble et cela ne change en rien ma ligne et ma volonté de renouvellement, de rassemblement progressiste et d’alternance. » Emmanuel Macron attend en revanche impatiemment le soutien du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et donnera ses orientations sur les armées samedi, le jour de la publication de la liste officielle des candidats à la présidentielle. Ce week-end, avant le premier débat télévisé de lundi soir entre les cinq principaux candidats, les deux gauches se compteront. Pour Jean-Luc Mélenchon, ce sera samedi à la Bastille. Et pour Benoît Hamon, dimanche à Bercy, il est tout simplement question de survie. C'est un ministre socialiste qui le dit en « off » : « Les gens qui suivent Macron ont intérêt à ce qu'il n'y ait plus de gauche dans ce pays. »
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