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Description:
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Et si son goût de la vie avait à voir avec son amour pour Dieu? Didier Decoin est un homme de passions: il y a la littérature, le cinéma, la navigation et... Dieu. Le 8 septembre à 22h10 d'une certaine année il s'est passé quelque chose d'extraordinaire.
"Je n'ai rien vu, rien entendu, rien touché, sans lumière ni apparition. J'étais en train de me laver les dents, j'étais très bien dans ma peau. Tout à coup m'a traversé l'esprit la certitude que Dieu n'existait pas et que j'avais le moyen de le démontrer. Au moment de prendre un cahier pour noter ma réflexion, ce que j'avais imaginé sur la non-existence de Dieu a disparu, foudroyé. J'éprouvais alors un sentiment de jubilation douce, de joie immense, de certitude que j'étais sauvé alors même que je n'étais pas en perdition: tout à coup il y avait quelqu'un qui m'attendait, qui attend tout le monde. Je suis tombé à genoux, je me suis mis à pleurer, non pas de tristesse, mais de joie ; ça a duré toute la nuit."
Didier Decoin a appris de son père la joie de vivre, "le fait que les choses peuvent être sérieuses mais jamais graves". Il aurait pu grandir étouffé par la renommée d'Henri Decoin (1890-1969), célèbre cinéaste des années 50/60. Il a appris de lui l'enthousiasme. Parfaitement athée, son père croyait en l'humanité et en l'homme. Sa mère, d'un tempérament plus sombre, "avait une foi qui s'arrêtait au Golgotha ; elle ne pouvait envisager la Résurrection". Bon vivant, Didier Decoin dit devoir son assurance à l'affection reçue de ses parents pendant l'enfance.
Le goût du cinéma est venu avant celui de l'écriture. Didier Decoin voulait partir sur les traces de son père ; "Il m'avait tellement fait rêver!", dit-il. Ce passionné d'écriture et de littérature a rédigé de nombreux essais et romans, dont "John l'Enfer" pour lequel il a reçu le prix Goncourt en 1977. Il est le Secrétaire général de l'Académie Goncourt.
Emission enregistrée en mars 2015 |