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Description:
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"Je me sens troublé par ce qu'est devenu Paris." Jean-Michel Cosnuau se sent comme un étranger dans son pays d'origine. Est-ce parce qu'il se sent de plus en plus proche des Russes "un peuple très difficile à comprendre", qu'il se sent loin des Français? Pour lui, en France "l'espace intellectuel s'est rétréci, on juge beaucoup les gens, la pensée s'est uniformisée, le politiquement correct a métastasé pratiquement toutes les sphères".
Quand le 8 décembre 1996, Jean-Michel Cosnuau pose le pied à Moscou, il est "dans un état de délabrement spirituel, moral et physique." Son arrivée dans la capitale russe fait suite à la mort de sa femme, six mois plus tôt. "Mon niveau de souffrance à l'époque a généré de l'empathie chez les Russes et je me suit tout de suite trouvé comme un poisson dans l'eau", confie-t-il. Et pourtant quand Emmanuel Carrère compare la Russie des années 90 au far West, gangrenée par "une corruption, une criminalité, une pauvreté et une richesse démente", Jean-Michel Cosnuau acquiesce. C'est ce chaos, synonyme d'énergie, qui précisément lui a permis de se reconstruire.
Emmanuel Carrère qui préface sa biographie la décrit comme "l'un des tableaux les plus vivants et les plus inattendus de Moscou". Avec "Froid devant!", Jean-Michel Cosnau signe un voyage dans la Russie de tous les excès, des nuits moscovites à la sagesse orthodoxe russe. Après ses études de sociologie et de sciences politiques, qui l'ont conduit à diriger une agence de publicité, Jean-Michel Cosnuau vit depuis 1996 à Moscou. C'est là qu'il a conçu et décoré une vingtaine de bars, restaurants et night clubs. Aujourd'hui la Russie est sa deuxième patrie: il en a appris la langue et embrassé la religion, puisqu'il est baptisé au sein de l'Eglise orthodoxe russe. Ce russe d'adoption a aussi créé l'équivalent des Restos du coeur, pour aider les personnes âgées démunies. |