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Podcast: Visages
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Le photographe Abbas, fasciné par les hommes qui croient en Dieu

Category: Society & Culture
Duration: 00:00:00
Publish Date: 2017-03-13 12:02:35
Description: C'est au siège de la prestigieuse agence Magnum à laquelle il appartient, qu'Abbas reçoit Thierry Lyonnet -  sous les portraits des maîtres, Robert Capa, George Rodger, David Seymour - alias Chim - et Henri Cartier-Bresson. En septembre 2016, ce photographe des religions a publié "Les Dieux que j'ai croisés" (éd. Phaidon), une exploration des mystères de la foi hindoue.   photographe des religions D'emblée Abbas nous surprend. "Ce n'est pas tellement les religions qui m'intéressent, corrige-t-il, c'est Dieu qui m'intéresse, et le rapport de l'homme à Dieu." Pourtant, Dieu, lui-même n'y croit pas. Cet homme qui travaille depuis plus de 40 ans sur "Dieu", donc, dit entretenir avec lui des relations "purement professionnelles".  De l'indifférence? Lui qui a été photographe de guerre pourrait, comme beaucoup de témoins des souffrances humaines, avoir une rancoeur cachée vis-à-vis du tout-puissant. Mais Dieu "ne [l'a] jamais tutoyé ni rejoint".   fasciné par les croyances "Les religions, c'est une étape." Ce que recherche Abbas dans son travail c'est de capter le lien direct entre Dieu et les hommes. La quête. "Dieu existe à partir du moment où une personne croit en lui." Il a commencé par photographier l'islam, puis il y a eu le christianisme, l'animisme, l'hindouisme, le bouddhisme... Abbas n'a pas hérité de ses parents la foi baha'i (une tradition religieuse persécutée aujourd'hui encore en Iran). C'est d'être témoin de la révolution iranienne de 1978 à 1981 qui a incité le photographe à suivre les religions. Pressentant que "la vague de passion religieuse soulevée par la révolution dépasserait les frontières de l'Iran". Ce qu'il a appelé "une résurgence" est devenue par endroits de l'islamisme, voire du djihadisme.   "Je comprends pourquoi les gens ont besoin de Dieu."   Photographe, "une Vocation" née en Algérie Né en Iran en 1944, Abbas Attar avait huit ans quand sa famille a émigré en Algérie. De 1952 à 1963, "l'histoire s'est faite sous [ses] yeux". À 11 ans il comprend qu'il n'a pas besoin d'être ambitieux puisqu'il a une vocation, explique-t-il, il sera photographe. Et le meilleur moyen pour se lancer c'est de photographier la guerre. Il y a eu le Biafra, l'Irak, le Viet Nam, le Bangladesh... Mais c'est à la façon d'un Capa qu'il observe la guerre, jusque dans les années 80 - et non "les batailles". La guerre, sous ses aspects psychiques, sociaux, économiques. Plusieurs à sa place n'ont pas su faire face à ce que la guerre fait voir, entendre, comprendre. C'est qu'entre lui et ce qu'il voit, Abbas dépose un "voile émotionnel". "Je ne permets pas à l'horreur de ce que je suis en train de voir de m'atteindre." Nulle indifférence donc chez cet artiste, une fascination pour l'homme. "Je comprends pourquoi les gens ont besoin de Dieu."  
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