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Description:
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En 2011, lors de la révolution de Jasmin en Tunisie, Faouzia Charfi a été nommée secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur. Très vite, elle en a cependant démissionné pour reprendre sa liberté de parole et notamment dénoncer le rôle de mouvements politiques islamistes dans la société civile. Femme de culture musulmane, elle vient de publier "Sacrées questions... Pour un islam d'aujourd'hui" (éd. Odile Jacob. Rapport à la science, place des femmes... elle montre qu'un islam en phase avec la modernité est possible.
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La science et l'islam
"Pour mes étudiants, Einstein s'était trompé parce que la vitesse de la lumière ne pouvait être qu'infinie, parce qu'on lui donne un caractère sacré." Professeur à l'université de Tunis, Faouzia Charfi a voulu écrire ce livre pour montrer du doigt certaines "incohérences" chez certains musulmans. La physicienne, dénonce un islam parfois "encombré de prescriptions où on est loin de la spiritualité". Car ce n'est pas dans le Coran que ses étudiants de 2è année étaient pas allés chercher des raisons de réfuter la relativité restreinte. Une attitude "incohérente" qu'elle juge "difficile à accepter".
"La tradition, la culture musulmane, c'était important, mais aussi la science."
Tradition et modernité
Elle qui défend la place de la femme dans l'islam dédie son livre à trois hommes. Son mari, son père et son grand-père. Ce dernier, institueur "respecté" à Sfax, "admirateur" des valeurs de la Révolution française, considérait d'une même importance les études de sa petit-fille et de son petit-fils. Le père de Faouzia Charfi "a été le premier Tunisien à être reçu à l'internat de pharmacie en 1937" à Paris. "La tradition, la culture musulmane, c'était important, mais aussi la science."
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