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Les Iraniens sont appelés aux urnes le 28 juin pour élire le successeur d'Ebrahim Raïssi, disparu dans un accident d'hélicoptère, le 19 mai dernier. Tous les prétendants à la présidence ont été passés au filtre du conseil des gardiens de la Constitution. Deux candidats ultra-conservateurs se sont retirés de la course ce vendredi. Ils ne sont plus que quatre à s'afficher sur les bulletins de vote. Entre la République islamique et le peuple iranien, la rupture semble totale. Ébranlé par des soulèvements qu'il a réprimés dans le sang et par une crise économique sévère, le régime espère cependant qu'une participation importante au scrutin lui apportera un vernis de façade. Avec notre invité : Ahmad Salamatian, analyste de la situation iranienne, ancien secrétaire d’État aux Affaires étrangères et auteur de «L’Amérique en otage. 444 jours de diplomatie secrète en Iran», éditions Riveneuve. |