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Le premier ministre britannique a annoncé la semaine dernière le report de plusieurs mesures phares de la politique climatique de son pays. La vente des voitures neuves à essence ou au diesel sera notamment autorisée pendant cinq ans de plus que prévu. Rishi Sunak avait déjà amorcé un virage en juillet dernier en promettant des centaines de nouvelles licences d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures en mer du nord. A un an des élections générales, cette volte-face est avant tout politique. Les ambitions climatiques du pays font les frais de la crise du pouvoir d'achat qui touche les Britanniques et de ses possibles retombés dans les urnes .La Grande Bretagne n'est pas la seule à être confrontée à cette équation : dans toute l'Europe, et malgré des températures record l'été dernier, les dirigeants s'interrogent sur le coût politique des mesures indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique. Avec notre invité : Neil Makaroff, fondateur et directeur de Stategic perspectives, un nouveau Think tank européen sur la transition écologique basé à Bruxelles et Paris. |