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Le conflit en Ukraine a contraint les Européens à revoir leur politique de défense. En un an, les dépenses militaires ont bondi sur le vieux continent. La priorité est notamment donnée à la défense anti-aérienne, négligée depuis la fin de la guerre froide. Face aux nouvelles menaces induites par l'usage intensif de drones et de nouvelles technologies, les pays membres de l'UE s'organisent mais en ordre dispersé. L'Allemagne développe depuis huit mois un projet de bouclier anti-missile qui associe des systèmes allemand, américain et israélien. Dix-sept Etats européens ont rejoint l'initiative mais la France, la Pologne et l'Italie n'y adhèrent pas. En effet, l'Elysée estime que ce projet contrarie les intérêts stratégiques et industriels européens, et en particulier ceux de l'Hexagone. Hier, le ministre français de la défense a réuni une vingtaine de ses homologues européens en présence du président de la République. L'occasion de constater une fois de plus un désaccord majeur entre la France et l'Allemagne. Quelle défense aérienne pour l'Europe ? Avec nos invités : - Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques, spécialiste des questions de défense (Iris) - Camille Grand, chercheur, spécialiste des questions de défense au Conseil Européen pour les relations internationales (ECFR) et ancien Secrétaire général adjoint de l’OTAN |