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Description:
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Deux chercheurs ont épluché le profil de 353 hommes écroués en France pour des faits de terrorisme jihadiste. Ils ont eu accès aux données rassemblées par l'administration pénitentiaire, notamment lors des évaluations faites en détention par des psychologues et des médiateurs du fait religieux. Résultat, une étude inédite et fouillée qui détruit bien des clichés.
Ainsi, contrairement aux idées reçues, le jihadisme concerne en grande majorité des jeunes qui ont grandi en France dans une cellule familiale stable. Ces jeunes ne sont pas des migrants, et ils ne se présentent pas comme des victimes d'une quelconque forme de racisme ou de stigmatisation. Ils ne sont pas non plus fous ni déséquilibrés. Ils n'avaient, pour la majorité, aucune expérience de la prison avant de se radicaliser et c'est bien souvent via internet qu'ils ont basculé dans le jihadisme. Cette étude a été commandée par la mission de lutte contre la radicalisation violente, qui dépend de l'administration pénitentiaire. Et on parle aujourd'hui dans Décryptage.
Avec notre invité :
Xavier Crettiez, professeur de Sciences politiques à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Auteur de l’enquête « Sociologie du djihadisme français » et de l’ouvrage « Violences politiques » (Armand Colin) . |