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Description:
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« Le président Biden n'a aucune intention de rencontrer le prince héritier saoudien lors du sommet du G20 le mois prochain en Indonésie ». Cette déclaration du conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, ce dimanche, confirme que la réconciliation n'est pas à l'ordre du jour entre les deux pays. L'Arabie Saoudite et les États-Unis ont affronté de multiples crises dans leur relation, mais la brouille semble cette fois plus grave que les précédentes.
En cause : la récente décision de l'OPEP de réduire sa production de pétrole, qui entraîne le maintien de prix élevés à la pompe. La Maison Blanche y voit un affront direct : elle interprète cette décision comme une interférence politique des Saoudiens à moins d'un mois des élections de mi-mandat, et comme un soutien de Riyad à la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine, largement financée par les hauts prix du pétrole. États-Unis, Arabie Saoudite, une vieille alliance menacée ?
Décryptage avec :
- Annick Cizel, maître de conférences à l’Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, spécialiste de politique étrangère américaine, auteure de l’article « De la diplomatie coercitive au désaccord constructif : quel avenir pour l’accord nucléaire iranien de 2015 un an après l’investiture de Joe Arabie Saoudite, États-Unis, une vieille alliance menacée ? »
- David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), chercheur associé à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques), rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques. |