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Description:
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Les images auront marqué le dernier défilé parisien du 1er mai au point de vampiriser des cortèges traditionnels et de rendre leurs slogans inaudibles. Celles de véhicules brûlés, de magasins vandalisés, de cocktails molotovs et de pavés qui célébraient à leur manière un autre moi de mai un demi-siècle plus tôt. Celles de casseurs, d'anarchistes cagoulés, de militants d'une ultragauche coutumiers des débordements... C'est le constat de certains observateurs, pour qui ces violences sont non seulement condamnables, mais surtout gratuites. Faux, répondent justement les acteurs de ce black bloc. Leur violence, assumée, est l'expression d'une pensée politique. Une réponse ciblée à celle, plus diffuse, du capitalisme, des puissants, d'un Etat qui écraserait le peuple. Une violence légitime, donc... Au moins autant que n'importe quel autre mode d'expression. Une violence soluble dans le débat politique ?
Pour en débattre :
- Jean-Michel Schlosser, sociologue, ancien inspecteur de police, auteur d’une thèse sur les techniques de formation des policiers
- Olivier Cahn, maître de conférences en droit pénal à la faculté de Droit de Cergy-Pontoise et chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP-CNRS)
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