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Description:
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Le dimanche matin à Central, coeur économique de Hong Kong, quand les hommes d'affaires dorment, les Philippines sortent. Elles sont là par centaines dans les parcs et les rues avoisinantes, à discuter, manger, acheter ou vendre, entre les vieux bâtiments britanniques et les tours de Bank of China ou HSBC.
©RCF/Thierry Lyonnet - Messe à l'église Saint-Joseph (Hong Kong)
Il y aurait 140.000 Philippins à Hong Kong, la plupart sont des employées de maison au service des hongkongais aisés. Elles représentent une partie importante de la communauté catholique de la ville, d'environ 530.000 personnes.
©RCF/Thierry Lyonnet - Gestes de piété des femmes philippines à l'église Saint-Joseph (Hong Kong)
Le dimanche à la paroisse Saint-Joseph, l'église ne désemplit pas. Les messes se succèdent au rythme de 10 dans la journée, avec plus de 1.000 fidèles à chaque fois. En anglais le matin, en tagalog l'après-midi. Le lieu est un endroit où se retrouver "entre amis" et "profiter de la vie" car beaucoup "n'ont que le dimanche pour se reposer", confie Jane, venue de la province de Lagune aux Pilippines.
A Hong Kong comme aux Philippines, ces flux migratoires ne sont pas sans poser de problèmes. Ces femmes qui, par milliers, quittent un foyer, la plupart du temps un mari et des enfants pour une vie de "maid" sont selon une religieuse qui les accueille totalement "perdues" à leur arrivée. Inquiète pour ces Philippines qui mènent une vie "d'esclavage", la religieuse constate que l'argent qu'elles reçoivent leur donne un pouvoir qu'elles n'avaient pas dans leur pays d'origine.
> Reportage réalisé en partenariat avec les Missions étrangères de Paris
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