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Le 29 octobre 2020 l'impensable se produisait au coeur de la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice. Un homme radicalisé assassine trois personnes : Nadine, Simone et Vincent le sacristain, tous bien connus dans la paroisse.
Après l'effroi et la colère, il y a eu la peine et la tristesse, mais aussi la solidarité et la compassion. Aujourd'hui, les paroissiens niçois souhaitent que la basilique redevienne un lieu de vie et de communion. Vincent Parmentier, le curé de la paroisse, témoigne de cette reconstruction au micro de Véronique Alzieu dans l'émission Contre-Courant.
Le coeur de la ville
La basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice est située en plein coeur de la ville sur l'ancienne "avenue de la Gare", une rue commerçante bien connue des niçois. Son style néo-gothique fait son originalité. Les autres églises du vieux Nice sont plutôt de style baroque.
Le Père Vincent Parmentier accueille Véronique Alzieu dans son bureau. Différentes photos sont affichées. Celle de l'évêque , "le père de notre église pour qui on prie tous les jours" et puis aussi les portraits de Nadine, Simone et Vincent car "c'est important de garder mémoire des personnes que nous aimons".
"À ces meurtres qui veulent la division, qui veulent semer la haine et la mort, nous avons répondu par la communion et par un acte d'amour."
Un lieu particulier pour les niçois
Notre-Dame de l'Assomption est une basilique "car elle a aux yeux des fidèles une place un peu particulière" explique le Père Parmentier. Le statut de basilique est normalement donné à des sanctuaires tels que la Basilique de Montmartre ou la Basilique de Fourvière, des lieux de remerciements ou ayant une symbolique très forte au niveau de la foi.
La Basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice, que l'on confond souvent avec la cathédrale de Nice, a hérité de ce titre particulier en 1978 suite à la demande de l'évêque de Nice, Mgr Mouisset, au pape Paul VI "de donner la dignité de basilique à cet endroit qui est particulier pour le coeur de Nice" raconte Vincent Parmentier.
"Dieu nous a donné des très belles réponses de ce qu'il veut pour les Hommes. Non pas un Dieu qui punit, qui fait du mal mais au contraire un Dieu qui appelle à la vie , qui dit : choisis la vie et choisis la Vie avec moi."
S'unir face à la douleur
Malgré la douleur des fidèles suite à l'attentat, s'ajoutant à cela les conditions sanitaires compliqués, les paroissiens se sont immédiatement mobilisés pour que l'église puisse rester ouverte.
Des milliers de fleurs ont été déposées en hommage aux victimes. Pour le curé de la paroisse c'est un formidable symbole d'espérance : "le beau a recouvert ce qui était un masque de laideur".
Le Père Parmentier remercie "tous les bénévoles qui ont eu à coeur de faire en sorte que cette basilique soit ouverte, qui n'ont pas eu peur de revenir dans ce lieu, qui ont donné du temps".
"On essaye de continuer à vivre même si on est marqués à vie. Mais en même on voudra fêter la venue du seigneur, dans l'espérance et la paix et l'amour parce que c'est ça notre mission."
Madeleine, paroissienne
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