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Lors de l'université d'été de l'écologie intégrale en août 2019, un "atelier zéro déchet" était proposé chaque jour aux participants. Au programme, des partages d'expériences et des réflexions théoriques sur les enjeux écologiques... Pour certains, la démarche zéro déchet est une façon concrète de s'engager pour la sauvegarde de la planète. Anne Kerléo les a rencontrés.
LA PREMIÈRE UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DE L'ÉCOLOGIE INTÉGRALE - Du 19 au 23 août 2019, s'est tenue la première université d'été de l'écologie intégrale, à l'initiative de chrétiens écologistes.
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Le zéro déchet, une démarche globale
"Comment est-ce que ça impacte ma façon dont moi je vais choisir de vivre et de consommer très concrètement ?" Pour Anne, se poser la question en ces termes c'est faire du "zéro déchet" un choix personnel et une démarche philosophique globale, qui impactera les différents domaines de sa vie. "La démarche est transversale et philosophique, explique-t-elle, on dit que c'est un mode de vie simple et minimaliste, basé sur la notion de l'être et non plus sur celle de la possession et de l'avoir."
Défendre ainsi le concept de "zéro déchet" c'est souligner que l'écologie est nécessairement "intégrale". Il ne suffit pas en effet de ne plus utiliser du plastique ou de faire le tri sélectif ou de consommer local, mais de mettre en cohérence l'ensemble de nos pratiques. Et donc de commencer par se poser la question : "De quoi est-ce que j'ai vraiment besoin pour être dans un quotidien qui soit plus juste pour les ressources qui m'environnent ?"
quel Impact sur la vie quotidienne ?
Concrètement, qu'est-ce que le zéro déchet ? Cela obéit à cinq principes simples :
- Refuser le superflu ;
- Réduire au strict nécessaire ;
- Réutiliser ce que l'on achète ;
- Recycler ce que l'on n'a pas pu refuser ni réutiliser ni réduire ;
- Composter tout ce qui reste.
Partage d'expérience : témoignage d'Anne Moreau
À 34 ans, Anne Moreau a derrière elle une carrière de nutritionniste dans l'industrie agro-alimentaire pendant 10 ans. "L'année dernière j'ai fait ma propre révolution et ma propre conversion écologique", confie-t-elle. À la faveur d'un changement professionnel, elle a pu "progresser dans sa démarche de conversion personnelle".
Elle a donc changé sa façon de considérer le simple fait de consommer, une activité a priori anodine : "Je considère aujourd'hui que consommer c'est voter pour le monde qu'on veut." Là où l'écologie est souvent synonyme de discours anxiogène voire culpabilisant, la jeune femme parle au contraire d'une "joie" véritable que suscite la conviction de "reprendre du pouvoir dans sa consommation au quotidien".
Émission d'archive diffusée en septembre 2019
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