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Description:
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L’année 2024 fut marquée par une profonde recomposition de l’équilibre des forces au Proche-Orient. La guerre lancée par Israël après les attentats du Hamas 7 octobre a certes permis à l'État hébreu d'affaiblir l'organisation islamiste, mais au prix du massacre de plus de 50 000 Palestiniens. Une situation que beaucoup d'ONG s'accordent à qualifier de génocide. Après des mois de tensions à la frontière israélo-libanaise, Israël a lancé une opération d'envergure contre le Hezbollah, parvenant là aussi à grandement l'affaiblir, mais en affectant également la population civile libanaise. L’État hébreu prend ainsi l’ascendant, au moins à court terme, dans le bras de fer régional qui l’oppose à l’Iran, dont les alliés et partenaires tombent les uns après les autres. Le dernier en date est Bachar Al-Assad, renversé par les rebelles en Syrie. Cette situation d’instabilité a ouvert la voie à la Turquie, déterminée à neutraliser les forces kurdes syriennes le long de sa frontière sud, tout en consolidant son influence dans la région. Comment comprendre les recompositions à l'œuvre au Proche-Orient ? Les victoires d’Israël sur ses adversaires, au prix d’une grande violence contre les civils, lui seront-elles profitables à long terme ? Le Liban peut-il se relever de l’instabilité qui le frappe ? À quel point l’Iran est-il affaibli ? Dans quelle direction va la Syrie post-Bachar Al-Assad ? La Turquie est-elle la grande gagnante des recompositions en cours ? Autant d'enjeux qu'aborde Hasni Abadi, politologue algéro-suisse spécialiste du monde arabe, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) à Genève, dans cet entretien.
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