|
Description:
|
|
En 1999, l’intervention de l’OTAN au Kosovo met fin à l’illusion de la "globalisation heureuse" qui prévalait depuis la fin de la Guerre froide. À Moscou, les hauts responsables du Kremlin réalisent que l’Occident représente ce qu'ils interprètent comme un autre impérialisme, et tentent de trouver une nouvelle forme d’équilibre avec ce dernier. La rupture a lieu en 2008 lors du sommet de Bucarest où, un an après la déclaration lors de la conférence sur la sécurité de Munich de Vladimir Poutine, l’Alliance atlantique s’ouvre à une intégration future pour l’Ukraine et la Géorgie. Durant les années suivantes, l'Occident semble refuser de regarder en face ce qui se déroule pourtant sous ses yeux en réaction à cette décision : la Russie, décidée à neutraliser l’Ukraine et récupérer la Crimée, se prépare à un conflit ouvert.
Alors, l'Occident a-t-il commis une erreur en refusant d'envisager et de se préparer à la guerre ? Comment la guerre en Ukraine confirme-t-elle sa perte d'influence dans le monde et le retour de la realpolitik ? Alors que le conflit s’enlise, doit-on s’attendre à un scenario "à la coréenne" se terminant par un épuisement généralisé des protagonistes ?
Autant de questions auxquelles Alain Bauer, professeur titulaire de la Chaire de Criminologie du Conservatoire national des arts et métiers, tente de répondre à l’occasion de la parution de l’ouvrage "Au commencement était la guerre" aux Éditions Fayard.
Pour aller plus loin :
|