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« Si la Chine et les États-Unis ne s’entendent pas, nous [l’Europe] risquons la grande guerre. S’ils s’entendent, nous risquons la sortie de l’Histoire ». C’est en ces termes que Jean-Pierre Raffarin met en exergue l’absence de stratégie européenne sur la scène internationale, principalement dominée par la rivalité sino-américaine.
Le vieux continent est aujourd’hui pris en étau entre Pékin, avec qui il entretient des relations économiques et stratégiques et Washington, son allié historique. Cependant, il fait également l’objet de nouvelles pressions sur son propre territoire du fait de la guerre en Ukraine, qui révèle des lacunes en termes de souveraineté européenne, et en Afrique suite au retrait de troupes françaises et européennes. Dans ce nouveau contexte international, l’Europe, si elle n’adopte pas rapidement une stratégie claire et élaborée, risque d’être mise à l’écart de l’échiquier international.
L’Europe doit-elle choisir entre Pékin et Washington ? Quelle relation peut-elle entretenir avec chacun des deux États ? Quelle stratégie peut-elle envisager ? Dans quelle mesure l’affrontement dit de « the West versus the Rest » est-il préoccupant pour l’Union européenne ?
À l’occasion de la parution de son ouvrage « Ne sortons pas de l’histoire », Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et président de la Fondation prospective et innovation, offre une réflexion sur la place de l’Europe et la stratégie que celle-ci pourrait envisager dans un contexte géopolitique dominé par la rivalité sino-américaine.
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