|
Description:
|
|
La guerre russo-ukrainienne a témoigné, s'il le fallait, du potentiel de la Turquie en tant qu’acteur géopolitique et est venue assoir le poids diplomatique de la Turquie. Si elle a récemment vendu des drones à l'Ukraine, Ankara a également acheté une partie de sa commande de gaz russe en rouble (et non en dollars), se distançant ainsi de la politique de ses partenaires de l’OTAN à l'égard de Moscou. Sa place singulière lui a donc permis jusqu’à présent de maintenir un certain équilibre dans sa politique étrangère en toute impunité tout en évitant les reproches de chacune des deux parties.
La Turquie doit néanmoins faire face à quelques fragilités. Le pays est plongé dans une grave crise économique. L’inflation et la dégradation plus générale de la situation économique pourraient remettre en cause les chances de réélection du président Erdogan en 2023. Par ailleurs, la démocratisation dans le pays reste entravée par la question kurde constitue un réel défi et demeure au cœur de la politique intérieure et extérieure de Recep Tayyip Erdoğan.
Ce dernier peut-il être considéré comme le véritable vainqueur de la guerre en Ukraine ? Quel est le poids diplomatique réel de la Turquie dans le monde ? Erdoğan cherche-t-il à reconstruire l’Empire ottoman ? Son succès diplomatique suffira-t-il à assurer sa réélection et à compenser la situation économique désastreuse dans laquelle est plongé le pays ?
Dans ce podcast, Didier Billion, directeur adjoint de l'IRIS, revient sur la politique extérieure et intérieure de la Turquie.
Pour aller plus loin :
|