
Règles ou interdictions ? Cela peut sembler la même chose pour notre cerveau d’adulte mais pour l’enfant ces deux notions sont très différentes. Son comportement sera bien différent en fonction de la notion utilisée.
Voyons pourquoi dans cet article.
Une interdiction donne envie d’être transgressée
La règle donne envie d’être suivi, l’interdiction transgressée.
Si vous dites à un enfant “Dessine sur ton cahier”, il va probablement le faire. Si par contre vous lui dites “Ne dessine pas sur la table”, la première chose qu’il aura envie de faire sera sûrement de dessiner sur la table. Ce n’est pas pour vous provoquer, c’est dans notre nature.
Comme nous les adultes, l’enfant n’aime pas se voir interdire quelque chose. Un interdit donne envie d’être transgressé. C’est normal, l’interdit est attirant, fascinant. L’enfant se demande pourquoi il n’a pas le droit d’ouvrir ce tiroir : quelque chose d’extraordinaire ou d’horrible s’y cache ? Ou pourquoi il n’a pas le droit de crier ?
Lorsqu’un interdit est posé, la question n’est pas de savoir s’il sera transgressé mais quand. Ce qui est interdit est beaucoup plus attirant que ce qui est autorisé.
Oui mais alors comment empêcher certains comportements ?
Donner des permissions plutôt que des interdictions
L’enfant se focalise sur ce que nous lui disons, sur les mots que nous employons. Ces mots sont comme des objectifs pour lui. Ainsi en énonçant un interdit, par exemple “Il est interdit de courir sur le trottoir”, son attention est focalisée sur le comportement non désiré. Tôt ou tard il transgressera l’interdit sans même s’en rendre compte.
En énonçant une permission, “On marche sur le trottoir”, l’attention de l’enfant est concentrée sur le comportement souhaité. Son objectif est le même que le nôtre
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