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Podcast: Revue de presse internationale
Episode:

Revue de presse internationale - À la Une: les silences d'un homme à l'Assemblée générale de l'ONU

Category: News & Politics
Duration: 00:05:11
Publish Date: 2021-09-22 17:08:34
Description: Trente minutes de discours – son premier à l’ONU – et « jamais, Joe Biden n’a prononcé le mot Chine », relève The New York Times. Mais Pékin était bien au centre « de toutes ces remarques », note également The Wall Street Journal. La seule mention explicite, souligne El Pais, faisait « référence aux Ouïgours [...] Nous devons dénoncer les abus au Xinjiang » [du régime chinois], dit le président américain, cité par le quotidien espagnol. « Nous ne cherchons pas -répétez-le - nous ne cherchons pas une nouvelle guerre froide », met en exergue encore le New York Times. En réalité, un discours en forme de « déclaration d’intentions » pour le journal espagnol, « sans réponses et explications à ses alliés irrités par le retrait précipité d’Afghanistan ou le pacte contre la Chine ». Le silence d’un Biden sur la brouille profonde avec la France. Le Washington Post souligne que là non plus « il n’a pas mentionné la controverse ». Un Biden qui n’a pas fait mouche. « Peu de soutien public », analyse le quotidien américain, « sur l’argument plus large que la Chine serait une menace existentielle pour les gouvernements démocratiques ». Bref un discours « mièvre et compassé », tance Le Soir en Belgique. Un discours qui « fourmille de platitudes, troussées autour de cette “Amérique est de retour” moquée désormais par les diplomates européens en coulisses », finit d’enfoncer le quotidien belge. Face à Biden, son adversaire du jour lui a répondu en des termes très diplomatiques Dans une vidéo enregistrée, le président Xi Jinping lui a répondu que « la démocratie n’était pas un droit spécial réservé à un seul pays », note The South China Morning Post qui explique que « les deux hommes ont jonglé avec leurs différences ». Le grand quotidien hongkongais s’interroge sur pourquoi finalement le président chinois a voulu apparaître en vidéo alors que ce n’était pas prévu. « Avec en arrière-plan : une représentation de la grande muraille ». Il a annoncé la fin de la construction de nouvelles centrales à charbon à l’étranger. « Une grande ligne dans le sable », salue un expert dans The Guardian. C’est bien sur le climat que les deux dirigeants ont rivalisé d’annonces. Politico met avant le fait que Biden s’est dit pour « quadrupler l’aide aux pays pauvres à faire face au réchauffement climatique ». L’Afghanistan occupe également les débats à l’ONU et dans les journaux étrangers « Nous avons mis fin à 20 ans de guerre en Afghanistan », a dit encore Joe Biden à la tribune des Nations unies. Cette phrase du président américain s’écrase sur le mur de la réalité, selon The Wall Street Journal, implacable : « La dissonance entre [ses] propos et ses actions en abandonnant l’Afghanistan aux talibans discrédite son projet humanitaire libéral », juge le journal de référence de l’élite économique américaine. Avant de lâcher : des « exhortations nobles, mais ineptes ». Une brèche afghane dans laquelle s’est enfoncé aussi le président de la Chine. Tout en circonvolutions, Xi Jinping ne s’est pas privé de rappeler que « l’intervention militaire et la soi-disant transformation démocratique ont entraîné le pire ». The Global Times, tabloïd officiel du PC chinois, met en avant le dialogue, mantras chinois. Dialogue aussi prôné par le Cheikh Tamim, l’émir du Qatar. À la Tribune de l’ONU, le Qatar, « dont le pays a joué un rôle central », rappelle The Huffington Post. « Les boycotter ne ferait que polariser la situation », a tenté le Cheikh Tamim. Une offensive pro domo des talibans. Qui hier ont émis le souhait de parler à la tribune de l’ONU. Et un autre de leur sponsor, le Pakistan, en la personne de son ministre des Affaires étrangères, publie dans La Repubblica une tribune visant à défendre la « guérison de l’Afghanistan » et « à tout faire pour éviter son effondrement économique [...] et à aider à une réconciliation inter-afghane », écrit-il dans le journal italien. L’Assemblée générale de l’ONU, ce sont aussi les frasques du clan Bolsonaro épinglées par la presse « Un paria sur le trottoir », pour Folha de Sao Paolo. La presse brésilienne raille l’épisode de la pizza en pleine rue pour celui qui se vante encore d’être non vacciné alors qu’il rencontre non masqué le Premier ministre britannique. O Globo, le grand média brésilien narre les mésaventures new-yorkaises du président Bolsonaro avec ses ministres. Tout penauds, sur coin de trottoir, on les voit tendre leur bout de pizza, d’après une photo relayée par O Globo. Dans le même article, c’est le ministre de la Santé qui fait des doigts d’honneur – « geste obscène » pour O Globo –, à des manifestants « criant génocide, meurtrier... Out Bolsnonaro ». Ce même ministre qui, on l’apprend, vient d’attraper le Covid-19. Il sera donc en quarantaine pendant 14 jours à New York. Et ne pourra donc même pas sortir sur le trottoir et manger une part de pizza.
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