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C'est à la Une bien sûr de l'ensemble de presse internationale, avec bien souvent cette même image qui marquera sans aucun doute l'histoire, celle des derniers avions-cargos américains décollant hier dans le ciel de Kaboul. La presse, unanimement, souligne l'avenir désormais bien « incertain de l'Afghanistan », aux mains des fondamentalistes talibans.
« Bye bye Kaboul », titre Le Soir, les dernières troupes américaines ont quitté l'Afghanistan « mettant fin à deux décennies de guerre », souligne le quotidien belge, mais laissant sur place des dizaines de milliers d'Afghans « susceptibles, désormais, de subir des représailles des talibans ».
S'ouvre « un avenir fait d'incertitude et de danger », commente également de son côté le Wall Street Journal qui estime que « pas moins de 60 000 afghans qui ont combattu ou aidé l'Otan ont été laissés derrière ». Pourront-ils jour quitter le pays ? « Tout dépendra du bon vouloir des talibans », explique de son côté La Repubblica qui à l'instar d'une grande partie de la presse européenne critique le rejet des Nations unies de créer « une zone de sécurité à l'aéroport de Kaboul », pour permettre de futures évacuations.
« Au lieu de ça, dit le quotidien italien, tout est laissé aux mains des talibans dont on attend qu'ils tiennent leurs engagements », « les fondamentalistes qui, ironise La Repubblica, sont également censés respecter les droits de l'homme – notamment ceux des femmes – et rejeter le terrorisme ».
L'Afghanistan va rester un fardeau pour l'administration Biden
C'est l'analyse partagée par l'ensemble de la presse américaine qui ne cache pas son amertume après ce retrait chaotique. « En quittant le pays on espérait que les Américains pourraient enfin oublier l'Afghanistan. La réalité est qu'ils doivent à présent s'en préoccuper à nouveau », insiste l'éditorialiste du Wall Street Journal. Pour Biden, « la guerre éternelle n'est pas terminée, mais entre dans une nouvelle phase périlleuse », commente le Washington Post qui souligne que « les menaces pour la sécurité nationale demeurent, notamment de savoir si un Afghanistan contrôlé par les talibans redeviendra un refuge pour les terroristes désireux d'attaquer les États-Unis ».
L'attentat de Kaboul jeudi dernier revendiqué par Daech a réveillé les pires craintes américaines « celles d'un scénario cauchemardesque », explique le Wall Street Journal, « si les talibans s'avèrent incapables de contenir les extrémistes ». Et le quotidien de citer une vieille étude du Congrès selon laquelle « un retrait précipité de l'Afghanistan pourrait conduire à la reconstitution d'une menace terroriste pour le territoire américain dans un délai de 18 mois à 3 ans ».
Covid : l'OMS redoute 236 000 morts supplémentaires en Europe d'ici à décembre
Le chiffre fait froid dans le dos, alors que la Covid-19 a déjà fait « 1,3 million de morts en Europe sur les 4,5 millions de décès dus à la pandémie dans le monde », souligne El País à l'instar de l'ensemble de la presse européenne qui met en avant « l'inquiétude de L'OMS face à une hausse de la mortalité de 11% la semaine passée en Europe ». La faute à « la stagnation des taux de vaccination », dit encore l'OMS alors que le variant Delta poursuit sa flambée.
Et c'est dans ce contexte que le Danemark a pourtant décidé « d'abolir le Covid-19 », titre le Süddeutsche Zeitung qui met en avant la décision de Copenhague « de lever toutes les restrictions liées à la pandémie le 10 septembre prochain », note le quotidien allemand. Plus de masques ni de passe sanitaire. Avec « 80% de sa population vaccinée, le Danemark estime avoir maîtrisé la pandémie », au grand dam de la presse danoise qui dénonce une « décision radicale ». « Nous en avons fini avec la Covid-19 », titre ainsi Politiken « mais le Covid-19 en a-t-il fini avec nous ? » s'interroge le quotidien danois.
Les jeux vidéos limités à 3 heures pour les jeunes chinois
Dorénavant les jeunes Chinois de moins de 18 ans ne pourront jouer à leurs jeux vidéo que « les vendredi, samedi et dimanche, une heure entre 20h et 21h », rapporte le South China Morning Post qui met en avant « la mesure la plus stricte jamais prise par le pays pour lutter contre la dépendance aux jeux chez les jeunes, qui nuit à leur santé mentale ».
Une mesure comme seule peut en prendre un régime autoritaire et qui a fait le tour de la presse mondiale qui y voit à l'instar du New York Times « une volonté du PC chinois de lutter contre ce qu'il considère comme des influences culturelles malsaines », des valeurs qui ne sont pas dans la ligne du parti, « la semaine passée, rappelle le quotidien américain, Pékin avait déjà lancé la répression contre le culte des célébrités et les fan-clubs des adolescents ». |