Après 16 ans de règne sans partage, le premier ministre hongrois Viktor Orbán a mordu la poussière aux élections générales. Son emprise totale sur le pays et ses institutions s’est désagrégée subitement. La démocratie hongroise qu’il a tant attaquée a eu le dernier mot. L’entrée en scène de son rival Péter Magyar marque un tournant majeur pour l’Europe et un humiliant revers pour ses alliés à Moscou et à Washington. Depuis Budapest, la correspondante Tamara Altéresco explique pourquoi la fin de l’ère Orbán est si significative.