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Description:
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Retracer le parcours de notre invité, c’est revenir sur plus de 60 ans d’histoire du jazz, et de connexion avec la Jamaïque, sa terre natale !
C’est à Kingston que Monty Alexander a montré dès l’âge de 4 ans des prédispositions pour le piano…A Kingston toujours, qu’il a pris, pas longtemps plus tard, ses premières leçons, et qu’il a vécu ses premiers émois musicaux en voyant Nat King Cole et Louis Armstrong en concert.
Dès 14 ans, il se produisait dans des clubs de la capitale jamaïcaine, et il fréquentait les studios d’enregistrements alors en pleine éclosion, notamment celui mythique de Clement Coxsone Dodd : le fameux Studio One…Se trouvant du même coup aux premières loges pour assister à la naissance du ska.
Reperé par Wynton Kelly alors de passage sur l’île, Monty s’est ensuite installé à Miami avec ses parents, pour vivre à fond sa passion du jazz…
Et là, il a tapé dans l’œil d’un autre ange gardien : Frank Sinatra qui lui a conseillé de déménager à New York…
Il n’en fallait pas plus pour lancer la carrière de ce génie des claviers, qui s’est dès lors imposé comme un maître du swing, et comme le chantre d’une œuvre débordante de joie et d’énergie.
Monty Alexander a sillonné plusieurs fois la planète…Il a donné des concerts d’anthologie : l’album « Montreux Alexander » sorti en 1977, avec John Clayton et Jeff Hamilton, en est l’un des témoignages les plus éclatants…
Pour rester sur les bords du Lac Léman, il y a aussi la collection The Montreux Years, qui a récemment compilé certains de ses meilleurs passages sur les scènes de ce festival.
On peut aussi citer le disque live « Overseas Special », avec Ray Brown et Herb Ellis…Ou l’un des volets de son projet Harlem-Kingston Express capté au Dizzy’s Club à New York.
Car oui, l’autre grande spécificité de Monty Alexander, ce sont ses fortes attaches avec la Jamaïque.
Comme son ami proche le guitariste Ernest Ranglin, avec lequel il a enregistré à de multiples reprises, il ne cesse de célébrer la richesse musicale de l’île, projet après projet : le ska, le rocksteady, le reggae, la tradition rastafari, le répertoire de Bob Marley…
Demain soir, Monty Alexander jouera d’ailleurs à la Seine Musicale, le répertoire de « Wareika Hill – Rastamonk Vibrations », paru il y a quatre ans...Une rencontre que lui seul pouvait imaginer, entre le grand Thelonious et les grooves jamaïcains.
Avant ce concert événement, quel honneur d'accueillir ce grand maître du piano dans notre Deli Express !
© Joe Martinez |